Jeudi 31 mai 2012 4 31 /05 /Mai /2012 00:36

Malgré quelques initiatives, la tendance à la disparition des terres fertiles s’accentue. Si l’enjeu est bien national, c’est à une future loi de régir cette question.

Qui oserait annoncer qu’il faut condamner les terres fertiles ?  Pas un seul responsable politique, pas un seul décideur.

 

POUR, DANS LES DISCOURS

CONTRE, DANS LES ACTES

      Et pourtant lorsqu’on regarde la réalité de terrain, ces meilleures terres (arables) sont attaquées de toutes parts.

     Il suffit de rappeler quelques  chiffres. 90% des espaces artificialisés proviennent des zones agricoles et ceux qui ont les meilleures potentialités agronomiques (44% des terres arables) sont les plus touchés. voir notre dernier article-"les-enjeux-de-la-defense-des-terres-fertiles"

     Dans les Alpes Maritimes, c’est un tiers de la superficie agricole qui a été perdue en 10 ans et à Levens (06) siège de l’association « Les Perdigones » le Plan Local d’Urbanisme en cours, classe en agricole des terres sans valeur agronomique alors qu’il sacrifie une partie de la quinzaine d'hectares de terres arables (à L’Orte, la Madone, la Gurra). Le peu d’intérêt des responsables en charge de ces questions est tel qu’ils essaient de faire croire qu’il serait impossible de protéger quelques hectares sur une superficie communale de 3000 hectares.

      Donc, personne ne veut condamner les terres fertiles à la disparition, mais elles disparaissent.

     De plus en plus vite. Et en tous lieux. Lire cet article du "Canard Enchaîné" du 9 mai dernier  " Gare aux bouffeurs d'hectares"  ICI

     canard-du-9-mai-2012-blog.jpg

     Pourtant l’utilité des bonnes terres n’est pas à démontrer. Et plus que d’utilité, il faudrait parler de valeurs: de valeurs multiples et indispensables à la vie.

 

L’ALERTE D’UN RAPPORT

DU CONSEIL ÉCONOMIQUE ET SOCIAL DE …2005

     L’importance de ce problème n’échappe pas à tous ceux qui réfléchissent à plus long terme que la durée de leur mandat.

     Ainsi un rapport du conseil économique et social de… 2005 alerte sur la nécessité de sauver ces terres. Ce rapport de 93 pages intitulé « la maîtrise foncière, clé du développement rural : pour une nouvelle politique foncière » détaille les pertes de terres agricoles, en analyse les raisons  et esquisse quelques scénarii pour les années à venir.

     Ce rapport est LÀ.

     Au passage on ne résiste pas au plaisir de reprendre un petit paragraphe concernant les terres arables:

« Les terres arables constituent une ressource naturelle rare pour l’ensemble de l’humanité. Leurs qualités agronomiques, si elles ont pu être améliorées par les pratiques culturales agricoles, résultent d’un processus de formation sur des millions d’années. Elles sont peu renouvelables….Le rythme de consommation, pour des besoins urbains ou d’infrastructures diverses, de ces meilleures terres apparaît peu compatible avec un développement durable. »

     Une ressource rare, qu’il faut des millions d’années à constituer, qui profite à tous voilà ce que sont les terres arables et voilà pourquoi il faut les protéger.

     C’est pourquoi le conseil économique et social précise en conclusion (p 16) « l’espace agricole ne peut pas être considéré comme une simple réserve foncière pour l’urbanisation »

     Si le conseil économique et social insiste tant sur la préservation des espaces agricoles c’est que l’enjeu est d’importance. Il y va selon ce rapport « de la souveraineté alimentaire, gage de sécurité à long terme (p106), de la politique contre les risques naturels, de la lutte contre l’effet de serre, de la production de paysages et de cadre de vie (p110) .

     C’est pourquoi est demandé « la prise en compte de la qualité agronomique dans une politique de préservation des espaces naturels ». Globalement tout ce que nous écrivons depuis des années trouve confirmation dans ce rapport officiel. Oui, mais après, on fait quoi ?

     Intéressant sur le diagnostic, ce rapport n’est pas à la hauteur des enjeux qu’il énonce lui même.

     Il n’évalue pas assez les résistances de tous bords. Le résultat est sans appel : depuis 2005 les terres agricoles se sont réduites encore plus, et les meilleures terres (arables) ont beaucoup été sacrifiées sur l’autel de la construction en tout genre (stade, logements, zones d’activités etc.)

 

UNE ÉTUDE DE LA DATAR de 2003:

QUELLE FRANCE RURALE POUR 2020 ?  

     Autre étude officielle et alarmante, celle de la DATAR de… 2003. Le rapport est . 

     La Délégation interministérielle à l'Aménagement du Territoire et à l'Attractivité Régionale (DATAR) prépare, impulse et coordonne les politiques d’aménagement du territoire menées par l’État.

     Il est très « drôle » de lire aujourd’hui en 2012 ce travail de la DATAR réalisé en 2003 et qui se veut prospectif à l’horizon 2020.

     Etre plus qu’au milieu du gué donne une idée très nette de vers là où on va.

     Et parmi les trois scénarii envisagé par les experts, nous nous trouvons engagés dans… le pire. Le pire c’est : « le scénario du rural sous dominance urbaine »… « la France rurale est-elle condamnée à servir d’annexe urbaine, pour apporter aux villes ce qui leur fait défaut : les espaces résidentiels, les lieux d’implantation industrielle, les sites environnementaux ou de stockage des déchets urbains ? » questionnait ce rapport, en indiquant de nombreux aspects négatifs de ce scénario.

     Ainsi « il pose problème en termes sociaux », il n’est pas « écologiquement durable », il « est porteur de tensions », il « est économiquement vulnérable ».

     Malgré ces risques, c’est sur cette voie que nous sommes.

     Et dans les Alpes Maritimes, les PLU en cours, dont celui de Levens qu’il faut refuser, confirment un aménagement pour les vingt années à venir, qui va droit dans le mur. Toutes les explications sont dans ce rapport. Tout est connu. Par exemple que les stocks alimentaires des supermarchés français  (qui contrôlent prés de 90% du marché intérieur ) sont évalués à 3 jours d’autonomie nationale,  etc. etc.

 

LA DOMINATION DE LA LOI DU MARCHÉ

     Résumons nous. Toutes les informations sont connues, les rapports sont là, mais rien ne change. Et lorsque des acteurs, associations, syndicats, se battent pour la préservation des terres fertiles, au mieux on les écoute poliment, le plus souvent on les dénigre.

     Bien sûr il y a l'engagement financier des citoyens auprès de "Terre de Liens" (leur site ICI), pour acheter des terres, des fermes et les retirer définitivement de la spéculation. Mais malgré la bonne volonté des citoyens, l'écho de plus en plus grand de cette démarche, les chiffres disent d'eux mêmes les rapports, déséquilibrés, entre les pertes et les sauvetages. Entre 2000 et 2010 une ferme sur quatre a disparu et dans le même temps les citoyens avec Terre de Liens en ont sauvé de 80 à 90.

     Dans tous les cas les justifications « fumeuses » des élus ne servent qu’à masquer un seul déterminant : la loi du marché. Il y a même des élus cyniques (comme à Carros) qui  expliquent que « vous n'avez qu'à les acheter les terres (au prix fort bien sûr) si vous voulez tant les protéger ». C'est une des nombreuses raisons qui justifient l'intervention du législateur.

     Car jusque là en laissant faire, c’est la loi du marché qui a triomphé. C'est elle qui a engendré la disparition des terres, la spéculation. Et pas depuis un an ou deux, mais depuis les années 60/70.

     La loi du marché, qui s’est appuyée sur une demande fondamentale des populations (nationales et étrangères), qu’est le désir de vivre à la campagne. Un désir de nature, mais de nature souvent aseptisée, sans fumier, coq, mouches, et sans paysan (ou juste ce qu’il faut pour pouvoir se nourrir soi). Ce désir de campagne a permis à des déserts de revivre un peu, mais a conduit des régions à forte attirance (Sud Est de la France) à se transformer totalement et perdre quasiment toutes les terres.

     Il faut écouter ceux qui ont lutté dans ces années là pour comprendre une chose : ce combat là ne peut pas être gagné sans l’implication de l’État. Ou sans un événement imprévu, mais annoncé par certains, comme l'accélération des crises   (voir ICI www.les-crises.fr)

     Ainsi Paul Jorion (voir son blog ICI ) rappelle « Ce qui nous conduit à désirer le changement, ce n’est jamais l’image idyllique que nous projetons dans l’avenir d’un monde nouveau auquel nous aspirons, mais le caractère devenu intolérable d’un moment que nous vivons au présent. »

 

UNE LOI, UN ACTE POLITIQUE VOLONTARISTE

     De nombreux acteurs, qui se battent localement pour défendre les terres, articulent leur engagement avec une réflexion qui devrait aboutir à une proposition de loi.

     C’est une partie de la société civile, des associations, des syndicats (la Confédération Paysanne), des élus, qui unissent leurs efforts en ce sens.

     Ce n’est pas dévoiler ce travail (en cours) que de dire:

  • que ce qui prime dans la démarche, c’est la préservation des terres ; celles classées comme agricoles, comme celles qui sont déclassées et restent cultivables,
  • que la valeur agronomique devra être prise en compte. A ce propos cela existe déjà. Voir ce que fait la chambre d’agriculture de l’Indre (ICI). Voir aussi le Groupement d’Intérêt Scientifique des SOLs ( ICI)
  •  et que pour préserver les terres la loi devra rendre plus forts ceux qui les défendent ; les associations, comme les processus de concertation. Ne pas consulter seulement pour avis, et les rendre moins contournables.

     Il faut aussi renforcer les capacités des organismes qui interviennent en cas de vente des terres,

  •  rendre plus visible toutes les transactions, 
  • privilégier l’agriculture qui nourrit, 
  • rendre réellement dissuasive la spéculation, 
  •  éviter de se servir de la question agricole à des fins d’urbanisation démesurées (comme à Levens : permettre 1000 m2 constructibles en des lieux protégés, pour faire quoi ?). 
  • étudier aussi les mécanismes de transmission et rendre moins dépendants ceux qui doivent prendre la retraite (les revaloriser) 
  • aider ceux qui s’installent, avec des contreparties, 
  • reconsidérer la question du foncier à fins de construction en tenant compte de la valeur agronomique des terres 
  • etc.

Il y a tout un chantier. Certains pays européens ont mis en place des mécanismes dont il faut s’inspirer, d’autres sont à inventer. Mais la seule vraie interrogation est la volonté politique. Est elle là? That is the question.

 

 

Par les perdigones - Publié dans : la terre, l'agriculture
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

AGENDA

  VENDREDI 1° juin

Levens à 20H

conférence flore protégée

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

cliquer sur l'affiche pour l'agrandir

---------------------------------

La conférence se tient salle Fuon Pench (se garer au parking du vieux village de Levens, puis prendre l'ascenseur et sortir au 1° étage, prendre à gauche le chemin qui monte, vous trouverez la salle après une centaine de mètres, au rdc du premier bâtiment rencontré)

Notre dernier billet

plume copie

Les élections législatives

et les bonnes questions  


  • Etes-vous pour ou contre l'arrêt total et définitif de l'exploiration, ou de l'exploitation des "gazs de schistes", compte tenu des dangers environnementaux majeurs engendrés, notamment pour l'eau potable ?"

C’est la question que le collectif 06 contre les gaz de schistes adresse aux candidats aux élections législatives du département des Alpes Maritimes.

Ce département est directement concerné par le permis dit "de Brignoles" qui n’est toujours pas abrogé. Voir http://gazdeschistes-collectif-06.over-blog.com/article-interpellation-des-candidat-e-s-aux-legislatives-105965321.html

  • Dans le cadre de la campagne "alimentons 2012", des organisations (*) envoient un questionnaire sur l’alimentation, l’agriculture locale, l’environnement, la souveraineté alimentaire, la défense des terres fertiles. 

Ils proposent aussi qu’un grand débat ait lieu sur ces questions et évidemment souhaitent qu’il s’en tiennent un dans les Alpes Maritimes. Ce département est concerné au plus haut point par la disparition des terres agricoles (un tiers  en dix ans) et  par la perte des meilleures terre.

(*) les organisations sont Alliance Provence, l'ARDEAR PACA, Bio Consom'acteurs Provence, Bio de Provence, le Collectif de Défense des Terres Fertiles du Var, la Confédération Paysanne PACA, Filière Paysanne et le groupement régional des CIVAM en PACA

  • Le collectif « O.I.N . Plaine du Var : Pour un débat citoyen »; en partenariat avec France Nature Environnement, interpelle les candidats sur l’opération d’Intérêt National Plaine du Var, 

« compte tenu notamment des problématiques agricoles, environnementales et légales »

  • Le forum citoyen 06 sur les déchets interpelle les candidats sur la problématique des déchets dans le département des Alpes Maritimes

Le département des Alpes Maritimes est l’un des derniers à avoir massivement recours à  l’incinération/

Le forum soutient des propositions alternatives « vers une nouvelle et nécessaire politique des déchets », voir http://que-ferons-nous-de-nos-dechets.over-blog.com/ et publiera les positions des candidats sur cette question.


  Toutes ces questions concernent la terre, l’air, l’eau, le feu, bref la vie.

Les élections c’est ce moment où les citoyens peuvent peser un petit peu sur les décisions. Ils seront attentifs aux réponses des candidats, tout comme à leur non réponse aussi.

Les démarches de ces associations sont salutaires. Elles donnent un sens positif à  la politique. Et disent le chemin à suivre. Que cette façon de faire débat public se généralise, et l’on verra moins les candidats échapper à leurs responsabilités. Les décisions qui concernent notre vie ne tombent pas du ciel, telle la grêle. Elles sont prises par des élus, vos élus. Ainsi le PLU de Levens (signez la pétition ICI) est promu et soutenu par le Maire de Levens et par le président de la métropole de Nice, Christian Estrosi, responsable de toutes les décisions et par ailleurs aussi candidat aux élections législatives dans la 5° circonscription des Alpes Maritimes où se trouve Levens.

 

NOS PETITIONS EN COURS

plume or

P.L.U. LEVENS? DANGER!

  • télécharger la pétition papier pour la faire signer à vos voisins, vos amis ICI
  • signer la pétition en ligne ICI

POUR UN RETOUR DES TERRES DE L'ORTE A L'AGRICULTURE

  • télégharger la pétition pour la faire signer ICI 
  • signer la pétition en ligne ICI

des actions que nous soutenons

  en-2012-osons-la-bio.jpgCette campagne a pour but d' interpeller tous les candidats des élections à venir, présidentielles et législatives.

Pour que l'objectif du Grenelle de 20% de Bio en 2020 soit atteint, vous pouvez agir dés aujourd'hui au quotidien en demandant plus d'agriculture biologique, dont le développement est encore trop insuffisant en France,

Signez ICI, l'appel en ligne "osons la bio"

Téléchargez ICI, l'appel en version papier pour le faire signer autour de vous.

Téléchargez ICI, le cahier de propositions pour 20% de bio en 2020

Pour plus d'infos allez sur le site "Bio Consomac'teurs" www.bioconsomacteurs.org

_______________________________________________________________________________

Maintenir et développer une agriculture paysanne en zone péri-urbaine : une nécessité d'intérêt général.

Des agriculteurs et des citoyens se mobilisent contre l'expropriation de paysans à Décines Charrieu, dans la région Rhones Alpes, dans le cadre d'un projet de Grand Stade...

 soutenez-les ICI

_________________________________________________________________

Comité de soutien aux agriculteurs grévistes de la faim contre le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes  ICI

La citation du moment

 

 "On a de tout avec de l’argent, hormis des cœurs et des bons citoyens"

    Jean Jacques Rousseau ( Les confessions)

 

538

Toutes les Citations et Paroles

Tous nos articles

  • UNE LOI, AU SECOURS DES TERRES FERTILES ?
    Malgré quelques initiatives, la tendance à la disparition des terres fertiles s’accentue. Si l’enjeu est bien national, c’est à une future loi de régir cette question. Qui oserait annoncer qu’il faut condamner les terres fertiles ?  Pas un seul responsable...
  • PLU LEVENS : UNE ENQUÊTE PUBLIQUE FOISONNANTE
      Levens : 2985 hectares, 4718 habitants en 2009 et ….des centaines de pages d’arguments dans le cadre de l'enquête publique du Plan Local d’Urbanisme.          L'enquête publique terminée ce jeudi 19 avril, on...
  • LES ENJEUX DE LA DÉFENSE DES TERRES FERTILES
      90% des espaces artificialisés proviennent des zones agricoles et ceux qui ont les meilleures potentialités agronomiques (44% des terres arables) sont les plus touchés.   Comment en est-on arrivé là ? Quelles en sont les causes et quelles...
  • PLU Levens(06): Un (petit) "tour" au conseil municipal
      Enquête publique prolongée jusqu’au 19 Avril, Nouvelle délibération sur le quartier de "La Madone", au conseil municipal du mercredi 4 avril, à Levens, la mobilisation qui s’amplifie (contre le Plan Local d'urbanisme) produit ses premiers...
  • P. L.U. de Levens (06): LA PAROLE EST À NOUS
      Le Plan Local d’Urbanisme dévoile enfin sa réalité, et c’est inquiétant ! Exemple à la Madone et jusqu'à Sainte Claire. Les Associations ADSLevens, Les Perdigones, et Levens Avenir organisent ensemble une réunion publique d’information à destination de la...
  • Levens (06), un P.L.U. très mal engagé: LE CAS DE L’ORTE
    Selon la DTA (Directive Territoriale d’Aménagement) qui s’impose au PLU, le secteur de l’Orte ne fait pas partie des lieux à urbaniser en priorité. Décidemment ce PLU cumule les non respects aux règles qu’il énonce.   Dans un article précédent  LEVENS (06)...
  • LEVENS (06) UN P.L.U MAL ENGAGÉ?
            Pas encore mis à l’enquête publique, ce PLU est mal parti. Les textes des documents rapportés au plus près du terrain réservent bien des surprises: ils ne s‘appliquent pas partout de la même façon.  ...
  • Festival alimenterre à Levens (06) : La justice donne raison aux "perdigones"
        La justice donne raison aux "Perdigones"         Le maire a perdu sur toute la ligne. Le festival aura bien lieu dimanche (6 novembre) et la commune est condamnée à verser 1000 euros à l’association « Les...
  • Levens (06) le festival alimen'terre censuré
       Pas de salle municipale pour le festival Alimen'terre , pas de lieu public pour l’AMAP de Levens. Le maire de Levens (Antoine Véran UMP) vient de prendre ces décisions. Point commun à ces mesures, elles sont censées toucher de près ou de loin l’association...
  • Levens (06) les leçons de la bergerie pédagogique
            Comme beaucoup de communes de France, Levens a désormais sa "bergerie pédagogique". Mais ici, tant l’inauguration que le coût, prennent certaines proportions...      Dans le 06 l’agriculture est à un tournant....
Liste complète

Tous nos billets

Pluie et Soleil à l'Orte

Le site de l'Orte à Levens.
  • Par temps sec: des prairies bucoliques.
  • Par gros temps: des marais et des torrents, le règne de l'eau.

Voir notre reportage photo "l'Orte, photos de terres fertiles et inondables..."

La liberté d'expression: un droit

Qu’un élu (qui quand même devrait connaître quelques lois fondamentales) en soit à ordonner ce qu’une association doit dire ou penser, en dit long….Donc ce petit rappel.

L'article 10 de la Convention européenne des droits de l'homme de 1950 (qui s'adresse à tous les États membres du Conseil de l'Europe, beaucoup plus large que l'Union européenne) dispose :

    « Toute personne a droit à la liberté d'expression. Ce droit comprend la liberté d'opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu'il puisse y avoir ingérence d'autorités publiques et sans considération de frontière. Le présent article n'empêche pas les États de soumettre les entreprises de radiodiffusion, de cinéma ou de télévision à un régime d'autorisations. »

Une souscription pour une grande enquête sur le bio

 

Les deux papiers parus dans le « monde diplomatique » en février 2011 sont dans la droite ligne de la grande enquête que Philippe Baqué et une équipe ont prévue de réaliser autour du bio. Une enquête et un livre financé par appel à souscription.

http://www.alterravia.com/souscription.html

Quelques  thèmes :

  •             Les multinationales du « bio » intensif

« le marché bio investit par la grande distribution privilégie le développement d’une agriculture bio intensive et industrielle, dominée par les puissantes coopératives agricoles et par les multinationales de l’agroalimentaire »

  •             Les terres de la planète au service de monocultures « bio »

« Une partie des meilleures terres d’Amérique Latine, d’Asie, d’Afrique, du Moyen Orient  est mise au service de monocultures « bio » produites à bas prix et peu respectueuses de la bio diversité ». Exploitation de la main d’œuvre, pollution, dépenses d’énergie etc on est bien loin des principes fondateur du bio crée au début des années 60.

 

accueil

  • : blog de l'association "Les Perdigones" à Levens (207 avenue Félix Faure 06670 Levens). Quel rapport entretenons-nous encore avec la nature ? Echange de savoirs, infos, actualités, conseils, liens...
  • Retour à la page d'accueil

Rechercher dans notre blog

Syndication

  • Flux RSS des articles

recommander notre blog

adhérer aux perdigones

Nous ne recevons aucune subvention, nos ressources sont vos dons et adhésions

Pour télécharger notre bulletin d'adhésion au format PDF, cliquer ICI

 
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés